Présentations au gouvernement

Présentation du CCR aux consultations prébudgétaires de 2007

Sommaire

 

Le succès social et économique du Canada et sa compétitivité à l'échelle mondiale dépendent d’un secteur de recherche vivant et d’établissements d’enseignement postsecondaire solides. Nous savons que le gouvernement a saisi ce concept et tente de trouver le meilleur moyen de stimuler les capacités de notre pays dans ces domaines. Le Consortium, qui représente les perspectives des chercheuses et chercheurs canadiens de première ligne, recommande trois étapes pour nous aider à bâtir un Canada plus solide et plus concurrentiel :

1re étape – Créer un mécanisme de transfert fédéral/provincial spécial afin d’accroître le financement des coûts d’exploitation des établissements d’enseignement postsecondaire.

2e étape – Augmenter les budgets des organismes subventionnaires fédéraux pour le soutien de la recherche fondamentale, entre autres, une autre augmentation asymétrique destinée au Conseil de recherches en sciences humaines.

3e étape – Investir dans l’infrastructure de recherche gouvernementale et dans le renouvellement des ressources en sciences humaines.

 

18 févr 2008

Lettre ouverte aux gouvernements provinciaux

 

15 août 2002

Objet : UNE RESPONSABILITÉ PARTAGÉE : L’AVENIR DE LA RECHERCHE UNIVERSITAIRE AU CANADA (A SHARED RESPONSIBILITY: THE FUTURE OF UNIVERSITY RESEARCH IN CANADA), lettre ouverte aux provinces du Consortium canadien pour la recherche

Monsieur le Premier ministre, 

Le Consortium canadien pour la recherche (CCR) est une coalition de représentation et de défense composée de chercheuses et chercheurs à l’avant-plan de la recherche tant dans le secteur public que privé. Il représente également les utilisateurs en aval de la recherche au sein du gouvernement, des entreprises privées et des établissements publics comme les écoles et les hôpitaux. Nous avons pour but de nous assurer que le Canada est un chef mondial dans tous les domaines de la recherche : en sciences biomédicales, en sciences naturelles, en sciences sociales et en sciences humaines. Le Consortium estime qu’une économie de recherche intensive procurera aux Canadiennes et Canadiens la meilleure qualité de vie et le niveau de vie le plus élevé possible. Il croit également que la réalisation de ce succès repose sur un système d’éducation postsecondaire accessible et de haute qualité et sur un secteur de recherche universitaire solide.

 


LA POLITIQUE PUBLIQUE

Le CCR est dans une position unique pour contribuer l’expérience des chercheuses et chercheurs au débat sur la politique publique. Dans l’exécution de cette tâche nous nous adressions habituellement au gouvernement fédéral. Alors que les paiements de transfert d’Ottawa destinés à l’éducation postsecondaire diminuaient, le Consortium a pris la défense de la cause des provinces, soutenant que l’excellence continue en matière d’éducation postsecondaire dépendait du maintien par le gouvernement fédéral de son engagement de longue date à porter une part du fardeau des coûts du système universitaire. 

Malheureusement, nos démarches dans cette voie n’ont été couronnées que d’un succès limité. La position d’Ottawa était que le manque de responsabilisation provinciale en ce qui a trait à ces transferts est un élément dissuasif puissant au rétablissement des niveaux de financement. Pour les chercheuses et chercheurs à l’avant-plan, le conflit entre les deux paliers de gouvernement est source de préoccupation grave. Alors que les arguments juridictionnels se poursuivent, le système d’éducation postsecondaire au Canada s'enlise dans un état de délabrement croissant. Afin de renverser ce déclin le Consortium a décidé d’élargir ses efforts en établissant un contact non seulement avec le gouvernement fédéral, mais aussi avec les sièges des gouvernements provinciaux. Nous espérons que notre voix encouragera les deux paliers du gouvernement à accepter une responsabilité partagée pour la santé de l’éducation postsecondaire et à œuvrer ensemble dans l’intérêt de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens.

 

L’ÉDUCATION POSTSECONDAIRE – UN LIEN ESSENTIEL À LA RECHERCHE

Les universités sont l’armature de l’entreprise de la recherche canadienne. Deux tiers de tous les mémoires scientifiques publiés au Canada proviennent des universités et la majeure partie de la recherche de pointe du pays est effectuée par des professeures et professeurs d’université. C’est également aux universités que la prochaine génération de chercheuses et chercheurs se prépare à une carrière. Afin de poursuivre ce rôle crucial, il faut prêter une attention spéciale à trois éléments du système d’éducation postsecondaire. Les étudiantes et étudiants, qui sont l’avenir de la recherche, requièrent des frais de scolarité peu élevés et un appui généreux pour poursuivre des études aux cycles supérieurs et au niveau postdoctoral.

Pour ce qui est du personnel, les universités requièrent les ressources qui attireront et garderont les meilleurs cerveaux et permettront aux professeures et professeurs de faire le meilleur travail possible, tant au niveau de l’enseignement que de la recherche. Finalement, le succès des universités dépend aussi de la condition de l’infrastructure universitaire, c’est-à-dire les laboratoires, les bibliothèques et les établissements d’enseignement. Les bâtiments qui s’écroulent et les rayons vides ne favorisent pas la progression du savoir. 


LES OBSTACLES AU SUCCÈS

Tous les gouvernements du Canada se sont prononcés énergiquement en faveur de l’importance de la recherche et de l’éducation. Cependant, ces propos sont vides. Le gouvernement fédéral a réduit considérablement les transferts aux provinces pour l’éducation postsecondaire, des réductions qui n’ont pas encore été rectifiées pour tenir compte de l’inflation et de l’accroissement de la population. Les provinces, à leur tour, ont diminué leurs propres dépenses destinées à l’éducation. La combinaison des compressions budgétaires par ces deux paliers de gouvernement provoque une crise au sein de la communauté de recherche canadienne. 

LES DOSSIERS PROVINCIAUX

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les niveaux de financement provincial pour l’éducation postsecondaire, sur une base de dollars constants par personne, sont de 27 % inférieurs à ceux de 1992/1993. Les deux provinces canadiennes les plus riches, l’Ontario et l’Alberta, ont accusé les baisses les plus marquées. Il est intéressant de noter que deux des plus petites provinces canadiennes, la Saskatchewan et le Manitoba, sont parvenues de fait à augmenter les dépenses dans ce secteur. 

LES IMPLICATIONS POUR LA RECHERCHE

Les dommages causés par ces compressions budgétaires se manifestent de plusieurs façons. Ces compressions budgétaires entraînent des frais de scolarité qui montent en flèche, provoquant à leur tour un accès réduit à l’éducation universitaire et à une dette d’études plus lourde au moment de la collation des grades. Des frais de scolarité et une dette d’études élevés sont un empêchement croissant d’accès égal à l’université pour la population canadienne et un élément dissuasif important pour les étudiantes et étudiants qui aimeraient poursuivre des études supérieures. La conséquence est une perte grave de la capacité de recherche du Canada.

Le financement réduit a aussi fait des ravages au niveau du corps professoral. Les universités ont moins de professeures et professeurs, ce qui a fait augmenter le nombre d’étudiantes et d’étudiants par classe et altère la qualité de l’interaction entre les étudiantes et étudiants et les professeures et professeurs. 

Afin de faire face aux lacunes financières, l’administration des universités reporte l’entretien de l’infrastructure physique. Un rapport récent de l’Association canadienne du personnel administratif universitaire (ACPAU) estime à au moins 3,6 milliards de dollars l’entretien différé cumulatif dans les universités canadiennes. Avec le milieu d’apprentissage, de vie et de recherche qui se dégrade dans les campus, la capacité de recherche du Canada faiblit.

La crise financière a aussi compromis les bibliothèques universitaires. Des 111 principales bibliothèques de recherche aux États-Unis et au Canada seulement treize sont des établissements canadiens. Ce qui est encore plus troublant, de ces 111 bibliothèques seulement douze ont réduit leurs dépenses totales au cours de la dernière décennie et parmi ces douze, onze sont canadiennes. 


ALLONS DE L’AVANT!

L’avenir du Canada dépend d’un secteur d’enseignement postsecondaire bien vivant. Jamais de l’histoire de ce pays cela se sera-t-il avéré plus important. 

Le Consortium canadien pour la recherche conseille vivement aux deux instances supérieures de parvenir à des dispositions transparentes et responsables qui permettront le financement adéquat de nos universités si elles veulent relever les défis d’offrir une éducation universitaire accessible et une recherche universitaire de haute qualité. En l’absence de cette collaboration, les établissements d’enseignement canadiens continueront de lutter pour survivre.

Le CCR conseille vivement aux gouvernements provinciaux de réinvestir dans l’éducation postsecondaire à des niveaux qui la soutiendront adéquatement, maintenant et à l’avenir. Cet investissement doit revenir aux niveaux par personne de 1991-1992 puis être ajustés à la hausse, en dollars constants, pour tenir compte de l’inflation et de l’accroissement de la population. 

Ottawa et les provinces doivent collaborer à la création de mécanismes de financement fédéral/provincial renouvelé pour l’éducation postsecondaire qui abordent les problèmes de suffisance, de responsabilité, de transparence et d’équité. La création et la mise en œuvre de ces mécanismes doivent être réalisées rapidement alors que nos universités sont aux prises avec les conditions actuelles. Les universités canadiennes sont essentielles à rehausser la croissance sociale et économique. Elles ont besoin de votre aide et ce, dès maintenant. Les Canadiennes et Canadiens de chaque province tiennent aux universités, à la recherche universitaire et à une éducation universitaire. Elles et ils veulent que leurs gouvernements passent à l’action. 

Veuillez vous joindre à nous et à vos homologues du gouvernement afin d’assurer un secteur universitaire sain, productif et financé adéquatement qui aide le Canada à relever ses défis actuels et futurs. C’est ce que souhaitent les Canadiennes et Canadiens, pour eux-mêmes comme pour leurs enfants. 

Veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, mes salutations distinguées,

Le président du conseil d’administration,

Paul Ledwell

18 févr 2008

Présentation du CCR aux consultations prébudgétaires de 2006

Le Consortium canadien pour la recherche (CCR) est une coalition de 15 organisations nationales qui représentent plus de 500 000 personnes à l’avant-plan de la recherche et des études au Canada. Ses membres des secteurs public et privé s’adonnent à la recherche fondamentale et appliquée, à l’étude et à la pratique des sciences naturelles, des sciences sociales et des sciences humaines. L’expérience de travail de ses membres a éclairé les débats du Consortium et façonné ses recommandations au comité.

Notre conseil est simple. Pour bâtir une économie dynamique et productive au sein de laquelle les Canadiennes et Canadiens peuvent jouir de la meilleure qualité de vie et du niveau de vie le plus élevé possible, le gouvernement fédéral doit augmenter de manière importante ses dépenses pour le soutien :
 
- des exploitations essentielles des établissements d’enseignement postsecondaire par un transfert spécial;
 
- des organismes subventionnaires de recherche fédéraux; et
 
- de sa propre infrastructure de recherche.
18 févr 2008

Présentation du CCR aux consultations prébudgétaires de 2004

Le Consortium estime qu’une économie de recherche intensive procurera aux Canadiennes et Canadiens la meilleure qualité de vie et le niveau de vie le plus élevé possible. Il croit également que la réalisation de ce succès repose sur un système d’éducation postsecondaire accessible et de haute qualité et sur un secteur de recherche solide.

Les rapports récents du Comité permanent des finances, et leur insistance sur la nécessité d’investir pour renforcer notre société fondée sur le savoir ont été applaudis par le Consortium et par ses membres. Dans ce compte rendu, le Consortium canadien pour la recherche (CCR) cherche à mettre en évidence plusieurs enjeux qui touchent l’éducation postsecondaire et la recherche avancée de sorte que se poursuivent les progrès réalisés par le gouvernement du Canada en 1996. Ces enjeux sont les suivants :
 
- Que le gouvernement du Canada continue d’augmenter l’activité de recherche dans tous les secteurs afin que nous puissions combler les besoins des Canadiennes et Canadiens et suivre la cadence de nos concurrentes et concurrents internationaux.
 
- Que le gouvernement du Canada prête une attention spéciale aux sciences sociales, au sein desquelles se présente en ce moment l’occasion de faire avancer le leadership actuel du Canada dans ces domaines, de manière à investir efficacement dans ce secteur sous-financé de la recherche.
 
- Que le gouvernement du Canada intervienne pour résoudre le problème du soutien de base pour toutes les universités canadiennes en créant un mécanisme pancanadien qui assure un appui financier adéquat, responsable et transparent.
18 févr 2008

Présentation du CCR aux consultations prébudgétaires de 2002

CONCLUSION AND RESTATEMENT OF RECOMMENDATIONS

 

CONCLUSION ET RÉAFFIRMATION DES RECOMMANDATIONS

Les fruits de la recherche assurent une vie meilleure et une économie plus solide pour les Canadiennes et Canadiens. Cependant, pour réussir la recherche requiert l’engagement des fonds publics. Afin d’assurer au Canada une communauté de recherche dynamique et les nombreux avantages qui en découlent, le CCR recommande que le gouvernement fédéral développe et mette en œuvre un programme de financement pluriannuel qui :

- augmentera les transferts fédéraux axés sur le financement de base de l’éducation postsecondaire,

- augmentera le financement des programmes à coûts directs des conseils subventionnaires,

- rectifiera le sous-financement historique du CRSH et rétablira la vitalité et l’intégrité de ses propres sciences et technologies internes, en affectant les fonds adéquats, entre autres, au Conseil national de recherches et les directions de recherche des ministères gouvernementaux comme Santé Canada, Agriculture Canada, Environnement Canada et le ministère des Pêches et des Océans.

 

18 févr 2008

Présentation du CCR aux consultations prébudgétaires de 2003

Résumé des enjeux et recommandations

 

Financement de base pour l’éducation postsecondaire : Le Consortium canadien pour la recherche recommande au gouvernement du Canada de reconnaître le rôle crucial que jouent les universités dans l’éducation et la formation de la prochaine génération de chercheuses et chercheurs et de créer un mécanisme novateur qui assurera la prestation de niveaux de financement de base accrus à ces établissements.

Financement des conseils subventionnaires : Le Consortium canadien pour la recherche recommande au gouvernement du Canada d’augmenter le financement aux trois conseils subventionnaires fédéraux afin d’assurer des possibilités de recherche concurrentielles à l’échelon international. Il lui recommande également d’affecter un pourcentage plus important au budget du Conseil de recherches en sciences humaines qu’aux budgets du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et des Instituts de recherche en santé du Canada.

Soutien aux étudiantes et étudiants : Le Consortium canadien pour la recherche recommande au gouvernement du Canada d’attaquer les problèmes de suffisance, de responsabilité, de transparence et d’équité au sein du système d’éducation postsecondaire au pays et d’assurer un soutien efficace à toutes les étudiantes et à tous les étudiants, particulièrement celles et ceux des deuxième et troisième cycles, en établissant un financement solide et des programmes de bourses afin de minimiser la dette d’études qui compromet les chances d’éducation.

Recherche gouvernementale : Le Consortium canadien pour la recherche recommande au gouvernement canadien de renouveler son engagement à la recherche gouvernementale et aux établissements nationaux qui dotent le Canada d’une recherche de pointe et qui ouvrent la voie à la collaboration internationale.

 

18 févr 2008
Haut de la page