Un consortium de recherche demande un effort plus grand pour la recherche
OTTAWA — Le Consortium canadien pour la recherche (CCR) appuie les investissements à court terme au profit des collèges et des universités qui ont été annoncés dans le budget fédéral 2009. Il se dit toutefois préoccupé par la pérennité du financement de la recherche fondamentale. Plus particulièrement, le CCR accueille d’un bon oeil l’injection de 2 milliards $ dans l’infrastructure des établissements postsecondaires canadiens. Ces nouveaux fonds répondront aux besoins d’entretien et de réparations les plus pressants et créeront des emplois dans les collectivités locales. Le CCR se réjouit également du soutien accru au Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI), des 750 millions $ additionnels consentis à la Fondation canadienne pour l’innovation et des bourses et stages à l’intention des étudiants diplômés. Nous sommes toutefois profondément déçus du fait que les deux derniers éléments s’accompagnent de compressions dans le financement des conseils subventionnaires. « Ce financement étend le pipeline de la recherche au Canada mais oublie de l’alimenter en carburant », a déclaré la présidente du CCR Jody Ciufo. « La recherche et la découverte sont alimentées par le soutien à la recherche fondamentale assuré par les conseils subventionnaires. Coupez l’alimentation et vous vous retrouvez avec un moteur économique sous-performant. » Dans une lettre rendue publique par le CCR en décembre dernier, nous avons invité le gouvernement à augmenter le financement des conseils subventionnaires du Canada. Notre lettre faisait valoir qu’en période économique difficile, le gouvernement peut être tenté de restreindre le financement ou de concentrer les investissements sur des projets traditionnels. Il est pourtant crucial de comprendre qu’une réduction de l’aide à la recherche – même pendant seulement quelques années – se traduit par un coût élevé pour l’économie. Les dommages ainsi causés à la capacité de recherche et d’innovation du Canada pourraient prendre des années à réparer. À la lumière de ces développements, le CCR s’inquiète du fait que nous serons dans l’impossibilité de maintenir en poste des chercheurs de calibre mondial, Canadiens et d’ailleurs, qui ont été attirés par le vigoureux environnement de recherche qui existe depuis ces dernières années dans les universités canadiennes. En outre, à la suite du ralentissement économique, on peut s’attendre à un plus grand nombre d’inscriptions au 1er cycle ce qui nécessitera une augmentation du financement de base des universités. Au-delà de l’augmentation promise en 2008, le présent budget n’offre aucun nouveau fonds pour le Transfert canadien en matière de programmes sociaux qui procure aux provinces un appui essentiel aux études postsecondaires.
Nous sommes également préoccupés par l’accent de plus en plus étroit de plusieurs mécanismes de financement de l’éducation postsecondaire et de la recherche qui ont récemment été adoptés. Dans le contexte des dernières annonces relatives à la recherche et à l’infrastructure, nous nous attendons à ce que le gouvernement fasse participer l’ensemble de la collectivité de recherche dans les décisions portant sur la mise en œuvre des programmes et a ce qu’il reconnaisse l’importance de prendre des décisions éclairées par des données probantes. Notre collaboration avec le gouvernement fédéral permettra un programme de recherche bien équilibré au Canada. Le CCR propose trois priorités : un programme de transfert de fonds spécifique à l’enseignement postsecondaire; un financement accru aux conseils subventionnaires et aux organismes affiliés; et un réinvestissement dans les activités scientifiques gouvernementales. Établi en 1976, le CCR regroupe 18 organismes qui représentent les chercheurs de toutes les disciplines au Canada. Bien que la majorité de ces chercheurs se trouvent dans les universités, les organismes constitutifs du consortium comptent de nombreux membres dans les laboratoires gouvernementaux et dans les centres de recherche privés. Représentant quelque 50 000 chercheurs et 500 000 étudiants, le CCR est la plus importante organisation au Canada dont les préoccupations premières sont le financement de la recherche dans tous les secteurs et l’appui à l’éducation postsecondaire.
Lettre budgetaire aux ministres, chefs des partis d’opposition et députés
Le NPD répond aux questions du CCR sur la recherche
Le Consortium canadien pour la recherche (CCR) a été créé en 1976. Il regroupe 18 organismes qui représentent des chercheurs dans toutes les disciplines partout au Canada. Bien que la majorité de ces chercheurs soient basés dans des universités, les organismes membres comptent bien des membres dans des laboratoires gouvernementaux et des centres de recherche privés. Avec environ 50 000 chercheurs et 400 000 étudiants représentés par ces groupes membres, le CCR est le plus grand organisme au Canada dont les principales préoccupations ont trait au financement de la recherche dans tous les secteurs et à l’appui de l’éducation postsecondaire.
Le Parti Libéral répond aux questions du CCR sur la recherche
OTTAWA— Le 9 octobre, 2008, le parti Libéral a répondu aux questions que leur avait adressé le CCR au cours de la récente élection. La réponse est affichée ci-dessous.
Le Consortium canadien pour la recherche (CCR) a été créé en 1976. Il regroupe 18 organismes qui représentent des chercheurs dans toutes les disciplines partout au Canada. Bien que la majorité de ces chercheurs soient basés dans des universités, les organismes membres comptent bien des membres dans des laboratoires gouvernementaux et des centres de recherche privés. Avec environ 50 000 chercheurs et 400 000 étudiants représentés par ces groupes membres, le CCR est le plus grand organisme au Canada dont les principales préoccupations ont trait au financement de la recherche dans tous les secteurs et à l’appui de l’éducation postsecondaire.
Le CCR interroge les chefs sur la recherche
OTTAWA — Le Consortium canadien pour la recherche (CCR) souhaite connaître le sort que les chefs de partis fédéraux réservent à la recherche s’ils forment le prochain gouvernement du Canada. Un consortium de 18 organismes représentant tout le continuum des sciences, le CCR a distribué cinq questions à chacun des chefs de partis fédéraux pour demander des éclaircissements sur leurs projets pour la recherche dans les secteurs gouvernemental, universitaire, collégial et privé.
« Les Canadiens et les Canadiennes accordent une importance élevée au bien-être sanitaire et environnemental, social et économique », soutient la présidente du CCR Jody Ciufo. « Mais pour atteindre ces objectifs, nous avons besoin d’une capacité de recherche vigoureuse — une marmite qui bouillonne d’idées nouvelles et de découvertes qui alimentent le sillon de l’innovation. Nous demandons aux chefs de partis ce qu’ils prévoient mettre dans ce sillon. »
Plus précisément, les questions demandent aux partis leurs points de vue sur :
- l’appui aux conseils subventionnaires du Canada;
- les grandes installations scientifiques;
- le financement des sciences humaines;
- les laboratoires fédéraux à vocation non réglementaire;
- le Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation.
« Nos membres représentent tout le continuum des sciences – les sciences naturelles, sanitaires et sociales, les humanités et le génie », affirme Mme Ciufo. « Nous soulevons ces questions au nom de nos membres, mais surtout pour les futures générations de Canadiens et de Canadiennes, qui ont besoin de mesures concrètes dès maintenant en recherche fondamentale pour s’assurer que l’innovation coulera de source au cours des décennies à venir. »
Le Consortium canadien pour la recherche (CCR) a été créé en 1976. Il regroupe 18 organismes qui représentent des chercheurs dans toutes les disciplines partout au Canada. Bien que la majorité de ces chercheurs soient basés dans des universités, les organismes membres comptent bien des membres dans des laboratoires gouvernementaux et des centres de recherche privés. Avec environ 50 000 chercheurs et 400 000 étudiants représentés par ces groupes membres, le CCR est le plus grand organisme au Canada dont les principales préoccupations ont trait au financement de la recherche dans tous les secteurs et à l’appui de l’éducation postsecondaire.
Commentaires du CCR sur le budget fédéral de 2008
- Le CCR est reconnaissant d’une augmentation de 80 millions de dollars destinée aux conseils subventionnaires : CRSNG, IRSC et CRSH. Nous prenons note que les augmentations destinées aux trois conseils subventionnaires visent des priorités spécifiques déterminées par le gouvernement. Bien que les priorités identifiées soient importantes, nous nous inquiétons de l’érosion graduelle de la base non dirigée. Le CCR croit fermement que la recherche fondamentale est essentielle au maintien de l’avantage concurrentiel du Canada. Il n’y a pas de hausse inflationniste au budget de base non ciblé des trois conseils subventionnaires.
- Le CCR applaudit la création des bourses d’études Vanier, dans le cadre du programme de Bourses d’études supérieures du Canada, lesquelles ont été conçues en vue d’attirer et de retenir au Canada les meilleures étudiantes et meilleurs étudiants canadiens ou étrangers aspirant à un doctorat. Les 25 millions de dollars sur deux ans devraient soutenir jusqu’à 500 étudiants et décerner 50 000 $ par année pendant trois ans aux meilleures étudiantes et meilleurs étudiants qui aspirent à un doctorat.
- Le CCR applaudit aussi, en principe, la création des nouvelles chaires de recherche d’excellence mondiale du Canada. Cependant, nous nous intéressons à la façon dont ces 20 chaires seront attribuées.
- Le CCR fait remarquer l’affectation budgétaire de 3,2 milliards de dollars réservée à l’éducation postsecondaire (EPS) dans le cadre du Transfert canadien en matière de programmes sociaux. Le CCR continue d’exiger des mécanismes de responsabilisation qui veilleront à ce que les provinces consacrent ces fonds aux secteurs universitaire et collégial.
- Bien que le budget s’avère positif pour la recherche, le CCR croit que le gouvernement doit aussi réinvestir dans ses propres infrastructures de recherche — recherche qui sous-tend et appuie les décisions de réglementation et qui se trouve aux premiers rangs de l’interface de la politique scientifique. Le CCR prévoit d’autres projets de renouvellement pour l’activité de S et T du gouvernement selon son étude permanente. Ce nouvel investissement semble être absent du budget actuel.
Le CCR assure constamment la représentation et la défense de trois priorités : un transfert consacré à l’éducation postsecondaire; un soutien financier continu aux conseils subventionnaires et aux agences associées; et un réinvestissement dans les sciences au sein du gouvernement.
Le CCR a été institué en 1976. Il est composé de 22 organisations nationales qui représentent plus de 670 000 personnes aux premiers rangs de la création et de la dissémination des connaissances au Canada. Nos membres font partie des secteurs universitaire, de l’industrie et du gouvernement et s’adonnent à la recherche fondamentale et appliquée, à l’étude et à la pratique des lettres et sciences humaines, des sciences naturelles, de la santé et des sciences sociales et du génie. La mission du CCR est de communiquer l’importance de la recherche fondamentale et de l’éducation postsecondaire pour le Canada.